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Les logos en tête de cette page ainsi que sur la page accueil du site sont extraits d'un concours organisé par le site PC Inpact

 

Suppression d'Hadopi : Le député Didier Mathus, responsable du numérique et de la culture au sein de l’équipe de François Hollande déclare "Hadopi doit être abrogée"

SOPA PIPA ACTA... ils ne savent plus quoi inventer pour censurer internet

Pirates vs Hadopi

Le Conseil National du Numérique... en attendant Hadopi 3

Bonne nouvelle: contre la censure le projet commotion (ou le wi-fi libre) en 2012

Streaming pourchassé et taxe sur les abonnement internet pour financer la musique

Internet massivement surveillé

 

Suppression d'Hadopi

Dans une interview au magazine Challenges, le député Didier Mathus, responsable du numérique et de la culture au sein de l’équipe de François Hollande déclare: "Si on s’en tient à ce qu’a dit François Hollande, Hadopi doit être abrogée et remplacée. En outre Hadopi revient cher : 12 millions d’euros pour 159 dossiers transmis au Parquet ! (..) L’affaire Megaupload montre que c’est en utilisant le droit commun qu’on lutte le plus efficacement contre le piratage. Mais Hadopi s’en prend aux internautes, ce qui contribue à créer un affrontement entre les artistes et leur public. C’est pourquoi j’ai été l’un des principaux adversaires au Parlement des lois internet Dadvsi et Hadopi, fondées sur une vision purement répressive.

Initiateur du festival "Tango, swing et bretelles" dans la ville dont il est maire, Montceau-les-Mines, et qui chaque année fait connaître de nombreux musiciens et artistes au grand public, Didier Mathus ne saurait être soupçonné, par ses prises de position courageuses, d'en vouloir aux auteurs et artistes.

 

Sopa, pipa, acta

Le site come4news dénoncent : "SOPA PIPA ACTA les censeurs de l'internet s'agitent à tout va. Mais sont freinés par les hackers" Et le site d'expliquer : "Que veut dire SOPA/PIPA ? SOPA (Stop Online Piracy Act) et PIPA (Protect Intellectual Property Act) constituent un projet de loi destiné à combattre le téléchargement illégal aux Etats-Unis. Le principe était d’empêcher les navigateurs web d’accéder aux sites qui ne respectaient pas les lois américaines concernant les droits d’auteur. Quelles sont ses conséquences sur les internautes ? L’ampleur de cette mesure se trouve au niveau du fait que les sites indexés ne sont pas que des sites américains mais des sites se situant dans n’importe quel pays du monde. De plus, ces sites ne seront plus référencés par les moteurs de recherche avec à la prime un gel de leurs comptes. Ainsi, les internautes ne pourront plus avoir accès à de nombreux sites souvent fréquentés. Selon certains, il s’agit là d’une « atteinte à la liberté d’expression » et elle ne saurait être tolérée. Par conséquent si ce projet de loi venait à être voté, la soupe serait amère pour beaucoup de personnes. Quelle est la situation actuelle concernant ce projet de loi ?Vu l’ampleur de ce projet, les conséquences à court moyen et long terme et les nombreuses contestations vives qu’elle a engendrées, les discussions reprendront en Février à la Chambre des représentants. Même la maison blanche n’est pas favorable à la décision d’une telle loi qui selon elle « réduit la liberté d'expression, augmente les risques pour la sécurité cybernétique et sape le dynamisme et le caractère innovant de l'Internet mondial ». Tous les internautes attendent alors le mois de Février pour en savoir un peu plus sur le sort de SOPA/PIPA.

 

Pirates !!!
Hadopi a été conçue au nom de la " défense des droits d'auteur ". On peut se demander pourquoi le pouvoir a manifesté tant d'acharnement à imposer une loi que même les députés européens ont rejetée pour son côté liberticide. Rappelons que les "droits d'auteur" sont protégés depuis longtemps par le Code de la Propriété Intellectuelle et par tout un arsenal de textes complémentaires.

Les mesures mises en place par Hadopi, n'empêchent nullement la copie : elles touchent les novices en matière d'informatique. Les "pirates", les vrais, génies de l'informatique, ont trouvé depuis belle lurette la parade et, au passage d'ailleurs, ont gagné en notoriété et en sympathie en devenant le dernier rempart contre la censure.

Avouons-le: Hadopi n'a d'autre objectif que de mettre l'incontrôlable internet sous contrôle. Car n'importe qui est susceptible de voir, du jour au lendemain, sa connexion coupée, qu'il ait ou non téléchargé. A l'internaute de prouver qu'il ne l'a pas fait. On peut imaginer les dérives. A l'ère où toutes les administrations se mettent au web, et où les internautes sont de plus en plus nombreux, couper internet arbitrairement à un utilisateur dont l'adresse IP aura pu être hackée par un voisin conduira à des milliers de connexions coupées "pour faire du chiffre". Ce seront des milliers d'internautes qui n'auront plus accès au web, des milliers de consommateurs qui ne pourront plus consommer en ligne, des milliers d'administrés qui ne pourront plus accéder aux services publics en ligne, des milliers d'étudiants qui ne pourront plus visualiser la documentation nationale, des milliers de chercheurs ou médecins qui ne pourront plus échanger leurs données, des milliers de chômeurs qui ne pourront plus rechercher un emploi ou se réactualiser en ligne.

Bien sûr, direz-vous, il faut protéger son ordinateur en y installant notamment un mouchard. On peut s'interroger sur la méthode, qui non seulement porte atteinte à la liberté privée, mais de surcroît ne serait d'aucun secours. En effet, peut-on exiger d'un quidam de protéger de manière performante son ordinateur quand le président de la république lui-même, pourtant bien entouré en matière de "sécurité", s'est fait pirater son compte facebook à deux reprises.

Couper l'internet arbitrairement d'un côté et prétendre développer le numérique de l'autre est d'une imbécillité absolue que même l'administration Bush n'avait pas osé mettre en place aux Etats Unis tant les dégâts risquaient d'être coûteux. On peut déplorer qu'il n'y ait pas eu en France une table ronde de compétences issues de la pratique du Web, que la mise en place d'Hadopi ait été initiée par des personnages n'ayant aucune connaissance de l'internet, voire même n'ayant jamais pianoté sur un clavier d'ordinateur.

Couper l'internet est une forme de censure qui n'existe que dans les régimes dictatoriaux. En matière de censure, d'atteinte aux libertés et de retard numérique, Hadopi abaisse la France au rang de la Chine. Ou de la Tunisie, de l'Egypte et de la Libye à leurs pires heures.

Le Portail du Livre qui défend les droits d'auteur depuis près de 15 ans sur internet est résolument contre Hadopi (et contre ses prolongements Loppsi et compagnie).

La liste des députés qui ont voté Hadopi est disponible ici : http://www.assemblee-nationale.fr/13/scrutins/jo0386.asp

 

En lien 

Nombreux sont les sites qui ont interpellé en vain les élus contre les absurdités de l'Hadopi. Quelques uns parmi les plus représentatifs (liste non exhaustive) 

Les sites qui dénoncent

. La quadrature du net http://www.laquadrature.net

La quadrature du net est un des plus ardent défenseur de la liberté du web. Son porte-parole, Jérémie Zimmermann, a souvent pris position, lors de débats télévisés, contre la censure orchestrée de l'internet. A noter : sur le site de la Quadrature du Net un lien conduit vers une liste des opposants à HADOPI, qu'il s'agisse d'institutions, d'associations, d'entreprises, de personnalités politiques ou artistiques, de spécialistes de l'internet : http://www.laquadrature.net/wiki/Contre_hadopi

. PCINpact http://www.pcinpact.com

PCINpact publie la carte des pays placés sous surveillance (par RSF : Reporters Sans Frontière) au niveau de la censure sur internet, carte où l'on découvre un seul pays de l'Europe de l'ouest visé : la France

. Clubic http://www.clubic.com

Clubic, site informatique et multimédia rend compte régulièrement des lois visant à censurer l'internet.

. Odebi https://www.odebi.org

Forum qui traite de l'actualité technico-législative (HADOPI, LOPPSI, ACTA) et apporte une entraide informatique

Les sites qui militent ou qui aident à se défendre

. Le collectif antiloppsi2 http://antiloppsi2.net/

Collectif de militants anti-loppsi2 qui informe sur les mobilisations contre les lois anti-libertés.

. Numérama http://www.numerama.com

Le magazine consacre un forum à l'Hadopi et, important, explique comment se défendre et réagir face aux courriers menaçants expédiés par cette organisme aux internautes

. Framasoft.net http://forum.framasoft.org/

Framasoft indique comment mettre un contenu sous licence libre (alternative à la protection des droits d'auteurs). "Issu du monde éducatif, Framasoft est un réseau de sites web collaboratifs à géométrie variable dont le dénominateur commun est le logiciel libre et son état d’esprit. Il vise à diffuser le logiciel libre et à le faire connaître auprès du plus large public."

Les sites qui s'engagent politiquement et notamment un : le Parti des Pirates. 

Et sans doute est-ce là, à bien y réfléchir, la seule solution pour lutter contre la censure : l'engagement politique, la présence d'élus dans les assemblées quelles qu'elles soient (régions, départements, Europe) serait le barrage le plus efficace contre la censure de l'internet. Le plus il y aura d'élus opposés à la censure dans les assemblées, le moins il y en aura pour voter des lois encourageant celle-ci. Or, les partis politiques dans leur ensemble s'engagent peu ou mollement contre la censure de l'internet. Erreur car les internautes sont de plus en plus nombreux et tout autant à se soucier de leur liberté de navigation. Ce qui a d'ailleurs déjà conduit à l'élection de "Pirates" (suédois) à l'assemblée européenne. 

. Le Parti des Pirates http://partipirate.org

Ce qu'ils disent : "Nous ne nous reconnaissons pas dans le terme de "piratage". Le fait de partager un patrimoine immatériel, fût-ce illégalement, n'a rien à voir avec des actes de pillage et de barbarie. Nous n'encourageons pas, au demeurant, le partage de la culture et des connaissances lorsqu'il se fait illégalement, ou au dépend des auteurs et de leurs conditions de vie si ce préjudice s'avérait réel, ce qui reste encore à prouver. Le Parti Pirate propose de renouveler les modèles de diffusion de la création. Ces modèles doivent être plus justes, plus immédiats entre les artistes et le public, et plus respectueux des citoyens et de leurs libertés fondamentales : il est inadmissible que de nombreux citoyens soient aujourd'hui criminalisés, au seul motif qu'ils n'entrent pas dans le système officiel de "public-consommateur" dont on voudrait nous faire croire qu'il est le seul mode d'accès légitime à la culture (..) Le Parti Pirate ne cautionne pas les prétextes sous lesquels l’on restreint les libertés des citoyens : qu’il s’agisse de lutter contre le terrorisme ou le soi-disant "piratage", rien ne peut justifier de déposséder les citoyens de leur droit à la vie privée, au secret des communications, ou à l’anonymat, sur Internet comme ailleurs, sans décision de justice. La liberté d’expression, elle-même, demande à être défendue avec vigilance. Plus généralement, il est aujourd’hui indispensable de permettre aux citoyens de retrouver confiance en leurs élus, par de nouveaux moyens. La technologie, notamment, doit être utilisée dans le sens de la transparence et de l’immédiateté, et non pour ajouter à l’opacité et à la complexité."

Le Conseil National du Numérique...

...en attendant Hadopi 3

Internet jouera un rôle primordial dans les présidentielles 2012. Pour endormir les internautes qui avaient promis de manifester leur colère contre Hadopi lors de cette échéance, le pouvoir en place tente de recoller les morceaux en créant un Conseil National du Numérique, dans lequel entrerait la compétence...avant l'Hadopi 3. Qu'en pensent les internautes ? Echantillon :

Developpez.com un site consacré aux développeurs, et donc internautes avertis, explique à quoi servira le CNN et donne un avis sur la question.

. frenchweb.fr donne la liste des membres du CNN où, sur les 18 heureux élus on trouve... 1 seule femme.

. znet.fr relève les critiques déjà formulées contre le CNN.

. Numérama.com indique que le CNN ne sera pas systématiquement consulté : "Alors que ce nouvel organe est censé apporter un regard éclairé sur la politique numérique, le gouvernement a préféré ne pas se lier les mains en réduisant nettement son importance."

. http://www.datasharedays.org ,côté résistance, invite à des journées d'échange de fichiers dans des Centres de Partage ou par le biais de Flash mob. "Les Data Share Days sont la création d'un petit groupe d'amis, sans moyens, ni compétences spécifiques, autres que la volonté et la motivation d'organiser un événement festif pour réclamer de nouvelles lois sur les droits d'auteur et la propriété intellectuelle, ainsi que pour défendre la neutralité et la liberté d'échange sur Internet. Les Centres de Partage Data Share Days sont des lieux privés (Cafés, Bars, Restaurants, Boites de nuits, etc), qui soutiennent les revendications des Data Share Days, et qui vous offre leur aide pour partager vos fichiers. Par ailleurs, vous pouvez rejoindre un groupe Flash mob et participer, dans un lieu précis, à un horaire exacte, à un rassemblement créatif."

Contre la censure Commotion en 2012
Dans les pays pratiquant la censure ou restreignant la libre circulation de l’information (parmi lesquels figure la France, selon Reporters Sans Frontière) le Wi-fi libre arrive. Le projet Commotion est prévu pour 2012. C’est un projet américain de réseau Wi-Fi libre, anonyme et gratuit, qui devrait passer outre les opérateurs télécoms.

Le projet est financé par l’Open Technology Initiative (OTI), du nom du département IT de New America Foundation (présidée par Eric Schmidt, qui préside parallèlement Google). Pour plus de détails techniques le site itespresso.fr

 

Streaming interdit

et taxe sur les abonnements internet... pour financer la musique

 

Jusqu'où iront ils dans l'interdiction de la culture.!!! Le dispositif Hadopi pourrait être étendu au streaming.

"Or, pour être efficace, une telle évolution du dispositif nécessiterait de mettre en place un filtrage efficace, ce qui pose autant de difficultés techniques que de questions de fond sur la neutralité du Net. La Haute autorité elle-même déclarait, en juillet dernier, ne pas être forcément partisane d'un filtrage, de nature à "atteindre la neutralité, la sécurité des réseaux ou encore la protection de la vie privée". Selon elle, ce que les ayants-droit attendent, c'est une vraie promotion de l'offre légale et la mise en place d'outils pour favoriser la consommation de contenus audio et vidéo par les internautes sur des plateformes légales. Le piratage sur le P2P serait en baisse de 35%, mais combien de pirates sont passés au streaming et au téléchargement direct ? Un chiffre qui ne tient pas compte de l'essor, en contrepartie, du streaming et du téléchargement direct chez des hébergeurs tels que Megaupload ou RapidShare. Autre mesure prévue: la création d'un Centre National de la Musique, sur le principe du CNC (Centre National du Cinema). Un CNM qui serait financé par un prélèvement forfaitaire sur le prix des abonnements à Internet. Il faut savoir que les FAI financent déjà en partie le CNC, via le Cosip." (sources pcworld.fr)

 

Internet massivement surveillé

En partenariat avec WikiLeaks, OWNI révèle l'existence d'un nouveau marché des interceptions massives, permettant d'écouter toutes les télécommunications à l'échelle d'une nation. Ses acteurs vendent leurs produits en Europe, aux États-Unis et à des dictatures. La France est concernée.

 

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