Ultime palier
atteint par l'auteur désabusé à la
fois par l'édition à compte
d'éditeur et l'édition à compte
d'auteur : l'auto-édition. Etre
son propre éditeur. Pourquoi pas ! La
technologie actuelle donne tous les moyens de
réussir dans l'auto-édition. Seul
souci : l'auteur auto-édité est un chef
d'entreprise. Avec toutes les contraintes
inhérentes aux gestionnaires
d'entreprises.
L'auteur
est son propre éditeur
Ici, plus de
comité de sélection, plus de contrat
d'édition à signer. L'auteur publie ce
qu'il veut, quand il veut, comme il veut. Mais il devra
assumer seul les conséquences de ses
décisions. C'est le propre du
chef
d'entreprise.
L'auteur
a un statut d'entrepreneur
Pour exercer ses
fonctions en tant qu'éditeur, l'auteur doit se
déclarer comme tel. Il peut se déclarer en
nom
personnel ou
en
société.
En nom personnel, son statut sera proche de celui du
travailleur
indépendant.
En société (SARL, SA) il devra trouver des
associés, rédiger des statuts, mais il
pourra éventuellement bénéficier
d'un régime
salarial, s'il est
actionnaire minoritaire de son entreprise.
L'auteur-éditeur devra s'inscrire à la
Chambre du Commerce. Il obtiendra un numéro RCS
(registre du commerce et des sociétés) et
un numéro Siret qu'il mentionnera sur ses
factures.
L'auteur
cotise en tant
qu'entrepreneur
L' inscription à
la Chambre du Commerce entraîne le paiement d'un
certain nombre de cotisations,
parfois à l'avance, qu'il y ait ou non des
bénéfices. Il en est ainsi des cotisations
URSAFF, payables par trimestres, à l'avance, selon
un forfait.
L'auteur devra également acquitter les cotisations
sécurité sociale, les cotisations retraite.
S'il est salarié de son entreprise, il
établira un bulletin de salaire, disposera d'un
bon logiciel comptable permettant un calcul du montant
des cotisations, tiendra à jour les
différents registres nécessaires, veillera
à respecter toutes les
réglementations
imposées aux entreprises, afin de ne pas
être en infraction lors d'un contrôle du
fisc, de l'inspection du travail, de l'URSSAF
etc.
Enfin, il acquittera les différents impôts
et taxes qui lui seront réclamés au vu des
résultats comptables, c'est-à-dire
l'impôt sur les bénéfices, la taxe
professionnelle et la TVA.
L'auteur
est déclaré en tant
qu'entrepreneur.
L'auteur-éditeur
est imposé sur ses bénéfices.
Il déclare donc des bénéfices.
Cependant l'auteur-éditeur devra prendre garde de
se présenter au centre des impôts en tant
qu'éditeur et non en tant qu'auteur. Plutôt
que d'être imposé sur des
Bénéfices
Non Commerciaux
(BNC), il déclarera ses revenus dans la
catégorie des Bénéfices
Industriels et Commerciaux
(BIC) et pourra ainsi se voir rembourser les cotisations
acquittées à titre prévisionnelles,
si ses bénéfices ne dépassent pas un
certain montant.
L'auteur-éditeur
devra également s'acquitter de la taxe
professionnelle et de la TVA. Au niveau de la TVA
l'auteur-éditeur peut espérer une
ristourne
du fisc plutôt qu'un paiement, la TVA sur la vente
des livres étant de 5,5% alors que la TVA
décaissée est de 19,6 %.
En
conclusion
L'auto-édition est
une excellent vaccin
contre les grognements qui affectent souvent les auteurs
édités à compte d'éditeur,
peu conscients des avantages qu'ils ont à
être salariés. C'est aussi une
expérience appréciée par les
éditeurs traditionnels lorsqu'ils
s'apprêtent à signer un contrat avec un
ancien auteur auto-édité. Mais c'est
surtout une expérience qui demande beaucoup de
courage.... et d'abnégation en ce qui concerne
l'écriture.
- L'auteur
édité à compte
d'éditeur
- L'auteur
édité à compte
d'auteur