Cette rubrique
indique de manière simplifiée quel est le
statut social et fiscal des écrivains en fonction
de leur mode de publication.
Au fil des ans, des
siècles, s'est installée une publication
à deux vitesses que l'on peut schématiser
de la sorte : la publication
à
compte d'auteur et la
publication à
compte d'éditeur.
Les écrivains qui paient pour être
édités et les écrivains qui sont
payés pour être édités.
Le rêve de tout
écrivain est d'être édité
à compte d'éditeur, si possible par une
importante maison d'édition. Et pour cause : le
rêve de tout écrivain est d'avoir un
éditeur qui lui garantisse une diffusion
importante et une bonne couverture médiatique. Les
maisons d'édition traditionnelles, du fait de leur
expérience, sont les mieux placées pour
honorer ce type de contrat.
N'importe qui peut
s'improviser "écrivain". Mais les éditeurs
n'acceptent pas n'importe quoi. Car le rêve de tout
éditeur est de mettre la main sur un best-seller.
L'aspect économique
occupe une place prépondérante dans le
métier d'éditeur. L'éditeur a des
exigences, des exigences qui répondent à
des impératifs économiques.
Au fil des ans ces
exigences sont devenues à ce point draconiennes
que les éditeurs ont fini par "laisser filer" des
uvres qui pourtant seraient susceptibles
d'être connues, et même de connaître un
grand succès.
De l'insatisfaction des
auteurs rejetés, ou des négligences des
éditeurs obsédés par l'aspect
commercial de leur métier, est née
l'édition à
compte d'auteur.
L'édition à compte d'auteur n'est pas
"née d'hier". D'illustres écrivains (dont
Proust) ont débuté leur carrière
ainsi, par le passé.
L'édition
à
compte d'auteur
consiste à s'adresser à un
intermédiaire, auto-proclamé
"éditeur" qui, moyennant subsides, livrera
à son "client" un livre en bonne et due forme,
à charge pour ce dernier de le diffuser. Cet
éditeur n'est pas un éditeur au sens
légal du terme (tel que défini par le code
de la Propriété Intellectuelle) mais un
loueur
d'ouvrage et l'auteur
est avant tout un client
L'édition à
compte d'auteur ne doit pas être confondue avec
l'auto-édition.
Certes, l'auteur paie pour être
édité, mais il est son propre
éditeur, c'est-à-dire qu'il prend en charge
la conception, la fabrication, la diffusion de son livre
(avec gestion de toute la paperasserie
administrative).
L'écrivain n'aura
pas le même statut fiscal et social s'il est
:
- édité
à compte d'éditeur
- édité
à compte d'auteur
- auto-édité
Qu'il soit
édité à compte d'éditeur,
à compte d'auteur ou auto-édité,
l'auteur y trouvera autant d'avantages que
d'inconvénients.