Nous vivons
l'époque de l'écriture SMS, à la
limite supportable dans les chats, mais dont les effets
sont désastreux dès lors qu'il s'agit de
solliciter un interlocuteur pour une démarche
administrative, un emploi, de rédiger un
mémoire, une thèse, ou écrire un
livre.
On ne compte plus le
nombre de manuscrits refusés par les
éditeurs, ni de thèses ou de
mémoires recalés, en raison de
l'orthographe. Sans compter les auteurs
auto-édités qui, en s'épargnant la
plus modeste relecture, vont droit dans le mur des
invendus.
La
qualité d'écriture n'aurait-elle plus
d'importance aux yeux des lecteurs ?
Faux. Des erreurs
orthographiques, grammaticales, des erreurs de styles,
dénotent des insuffisances qui, au mieux,
ridiculisent celui ou celle qui en est l'auteur, au pire,
le condamnent à la trappe.
Pourquoi ? Tout
lecteur a ce défaut, ou cette qualité,
d'avoir un regard neuf sur le texte qui lui est
présenté. Ce regard neuf sera
heurté par une erreur grossière, au point
qu'il en viendra à focaliser sur celle-ci,
à s'interroger, à perdre le fil conducteur
du contenu, et enfin à douter de la
qualité, de la capacité, de la
compétence ou de l'expérience de son
auteur.
Tous
les écrits contiennent des
coquilles.
Des coquilles
certes. C'est l'écriture journalistique,
instantanée, qui peut se permettre ce genre
d'erreurs à condition de ne pas trop en
abuser. On pardonnera également à un
auteur de renom, abonné au best-seller, des
dérapages ici ou là. Mais s'agissant
d'un auteur inconnu ou débutant, comme d'un futur
impétrant, le verdict du lecteur sera impitoyable
et condamnera au rejet du texte dans sa globalité,
voire des textes futurs car ils porteront la marque du
"débutant", de "celui qui ne maîtrise pas
son sujet".
Les livres des plus
grands auteurs, publiés chez les plus grands
éditeurs, comportent des fautes. S'appuyer sur ces
auteurs, ces éditeurs, pour s'épargner une
relecture au prétexte que "ça passera bien
si ça passe pour eux", est une erreur
stratégique parfois impardonnable.
Une
économie de relecture est une mauvaise
économie
S'apercevoir de ses
erreurs quand on soutient une thèse ou un
mémoire peut déboussoler le candidat au
moment de l'oral. Mais il est trop tard pour
intervenir.
L'auteur d'un livre peut,
quant à lui, corriger les fautes avant un second
tirage. Mais il lui en coûtera un
supplément assez lourd, car il ne s'agira plus
d'une réimpression à l'identique, mais
d'une impression considérée comme initiale.
Or, dans neuf cas sur dix, un auteur qui n'aura pas fait
corriger son livre au préalable, s'apercevra des
bourdes une fois le livre imprimé en main. La
raison en est bien simple : la présentation d'un
livre tapuscrit est différente de celle d'un livre
imprimé, au point que l'auteur est lui-même
confronté au fameux "regard neuf" qu'il portera
sur son propre ouvrage. Et il n'y a rien de plus
douloureux que de voir son oeuvre, enfin dans la forme
finale, truffée d'erreurs dues à un manque
de relecture.
Faites-vous
relire !!!
Avant de vous lancer,
demandez à une personne de votre entourage
compétente de relire votre texte. Son regard
neuf vous révélera bien des
surprises.
Si vous n'avez pas cette
perle dans votre entourage, faites appel à des
correcteurs
qualifiés. Il
vous en coûtera ? Bien moins que vous ne
l'imaginez....
PS
: nous remercions Tako no Ume de nous avoir
signalé 4 coquilles dans le présent
article... que nous nous sommes empressés de
corriger.